2019 Littérature jeunesse

Le budget du Service général des Lettres et du Livre pour l’aide au secteur de la littérature jeunesse était de 231 000 € en 2019.

En faisant l’exercice de mise à plat des chiffres et en faisant la somme de toutes les bourses et aides recensées, nous sommes pourtant arrivés à un total supérieur de 33 600 €, soit en tout 264 600 €... Nous reviendrons sur ce point plus bas dans l’analyse.

L’aide en image

Analyse

Pour rappel, les principales aides allant à la création sont en bleu sur le graphique. Elles sont au nombre de :

  1. Bourse découverte (8)
  2. Aide au projet (7)
  3. Aide à la création (4)

Cette commission n’octroie pas d’année sabbatique.

33% de l’aide va directement à des auteurices. Si l’on inclut les prix on monte à un peu plus de 37%. Comme en bande dessinée, une majorité de l’aide va à des petites bourses (3500€), même si ici on remarquera l’octroi de 4 bourses à des auteurices affirmé.e.s. à 9000€.

Une grande partie de l’aide est attribuée à des conventions (113 500€, soit 43%). La plus importante allant à Le Wolf pour 75 000€.

La partie nommée subvention ponctuelle (en rouge) est un peu un fourre-tout qui regroupe dans les faits des aides aux événements et festivals, mais aussi des aides à l’édition (catégorie inexistante dans le bilan), comme un soutien cette année là aux éditions Pastel de 15.000€.

Finalement on constate que l’aide à l’édition semble donc peu développée, l’aide à la littérature jeunesse se concentrant d’abord sur les structures, puis sur l’aide aux auteurices qui elle sert plus généreusement qu’en bd avec des aides à 9000 € plus nombreuses, et enfin l’aide aux événements.

Budget flottant

Comme expliqué plus haut la somme allouée aux aides ne correspond pas à la somme annoncée officiellement (231.000 €). L’administration nous a expliqué la raison de cette différence.

D’abord les délibérations de fin d’année débordent régulièrement sur le budget de l’année suivante. Ce qui empiète sur le budget suivant, mais cela devrait s’annuler d’une année sur l’autre.

Ensuite, il peut y avoir des soldes de bourses octroyées sur d’autres années. Ce qui devrait grever le budget.

Enfin, il y a parfois des apports financiers complémentaires de la part d’autres secteurs des Langues et des Lettres (ex., après propositions et échanges, cession bienveillante de marges disponibles au profit des littératures graphiques), des bonus donc.

À première vue il est heureux de se retrouver avec plus d’argent que prévu (mais est-ce réellement le cas ?). Mais finalement on ne comprend pas très bien quelle somme est disponible par année. Il en résulte un manque de perspective financière qui a sans doute pour effet de compliquer le travail de la commission.

Cette situation ne devrait plus se reproduire dès 2021, la réforme des instances d’avis étant passée par là. Ce grand chantier de remise à plat des aides octroyée à la culture devrait, nous assure-t-on, annualiser plus strictement les dépenses. Affaire à suivre donc.


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