Austérité en FWB : la Culture trinque encore
La Fédération Wallonie-Bruxelles? a décidé de serrer la vis : 500 millions d’euros d’économies en 4 ans. Sous prétexte de « réduction du déficit », c’est une vague d’austérité qui s’abat sur tous les secteurs.
Dans l’enseignement, les professeur·es du secondaire devront prester 2 heures de plus sans revalorisation, le minerval augmente dans le supérieur, et 10 % d’économies sont prévues dans la petite enfance. La gratuité des cours en académie pour les moins de 12 ans et celle des fournitures scolaires disparaissent. Même les stages ADEPS deviennent plus chers. Autant de mesures qui creusent les inégalités et frappent les plus précaires.
Et la Culture n’est pas épargnée : 12,9 millions d’euros de coupes, soit 4 % du budget global. Les opérateurs subsidiés, surtout les structures émergentes, seront en première ligne. ABDIL subira aussi le gel de l’indexation des subsides en 2026, tandis qu’un moratoire bloque toute nouvelle reconnaissance (centres culturels, bibliothèques, éducation permanente) et que 13 millions d’euros disparaissent des aides ponctuelles.
Pourtant, fin 2024, un souffle d’espoir existait : le budget du secteur Langues, Lettres et Livre avait enfin augmenté de 39 %, atteignant 6,23 millions d’euros en 2025. Les aides suivaient la même tendance : 2,8 millions d’euros étaient désormais dédiés à ces dernières, contre 1,4 millions en 2024. Un effort bienvenu pour un secteur qui pèse 15 % de l’emploi culturel, mais dont les bourses d’aide à la création ne représentaient que 0,4 % du budget global de la Culture.
ABDIL le répète : la Culture, comme l’Éducation, n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Ce sont des biens communs essentiels, des leviers d’émancipation et de solidarité. Les fragiliser, c’est affaiblir toute la société.