
Image : Xan Harotin

L’heure est grave : défendons le régime du travail des arts !
Le couperet est tombé : le projet de réforme du chômage du gouvernement menace directement le régime du travail des arts. Si nous laissons faire, ce sont 8 000 travailleur·euses des arts qui pourraient perdre l’accès à ce régime essentiel. Ce serait une purge sociale d’une violence inouïe.
Face à cette attaque, nous devons riposter. Le lundi 31 mars 2025, soyons des milliers dans la rue pour défendre nos droits ! Mais ne nous arrêtons pas là : chaque voix compte. Publie, témoigne dans la presse, utilise tes plateformes pour dénoncer cette tentative de démantèlement.
Ne laissons pas cette réforme enterrer notre droit à créer. Ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement !
Régime du travail des arts en danger de mort ?
Le couperet est tombé, et il est plus brutal encore que ce que nous redoutions. D’après les infos relayées dans Le Soir et L’Echo, la limitation à deux ans des allocations de chômage pourrait signer l’arrêt de mort du régime du travail des arts, qui prenait en compte l’intermittence propre à nos métiers. Ce sont près de 8 000 travailleurs et travailleuses de l’art qui risquent de voir leurs droits disparaître.
La politique du double discours du MR frappe encore. En juin dernier, à l’aube des élections, le MR déclarait pourtant : « Ce nouveau statut des artistes et le système d’allocation qui lui est attaché sont des acquis, et nous entendons bien les défendre contre vents et marées. » Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse qui se joue. Le vent a tourné, et la marée emporte avec elle l’une des rares sécurités permettant aux travailleur·euses des arts de continuer à travailler sans tomber dans la précarité totale.
Le détricotage du régime du travail des arts est une attaque directe contre une vision solidaire et diversifiée du travail des arts. C’est une manière sournoise d’imposer une vision libérale où seul·es celles et ceux qui survivent au marché auraient une légitimité. Pourtant, ce régime, obtenu après des années de mobilisation, n’est pas un privilège. Il est une reconnaissance de la réalité de notre métier : fait de périodes d’intense travail créatif, souvent non rémunéré, entrecoupées de contrats précaires ou temporaires.
Nous ne pouvons accepter un tel retour en arrière. Ce dossier, politiquement sensible, doit être défendu avec la même énergie que celle déployée pour obtenir les réformes précédentes. Nous appelons donc les partis partenaires à réaffirmer leur engagement envers les travailleurs et travailleuses des arts et à empêcher cette régression sociale.
L’ABDIL reste plus que jamais mobilisée aux côtés des travailleur·euses des arts pour défendre le droit de créer et de vivre dignement. Le combat continue.