La fédération

Pour tout savoir sur nous.

Illustration – Xan Harotin | Dernière mise à jour : septembre 2026

Abdil, c’est quoi ?

Reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles?, ABDIL est la fédération professionnelle des auteurices de BD et d’illustration. Depuis 2016, elle porte leurs revendications auprès des pouvoirs publics et des acteurices du secteur du Livre et de la Culture.

Nos missions

ABDIL a pour objectif premier de fédérer les auteurices afin qu’iels puissent élaborer collectivement des positions et être représenté·es directement, sans conflits d’intérêts. En ce sens, ABDIL assume une position de syndicat professionnel.

Son action porte sur les conditions de travail et de création des auteurices. Elle défend notamment un statut professionnel et une couverture sociale équitable et adaptés aux pratiques des travailleur·euses des arts, un financement public digne pour l’ensemble des secteurs artistiques, ainsi que la reconnaissance et la juste rémunération du travail de création.

ABDIL cherche également à informer et impliquer les auteurices dans les enjeux qui concernent leur profession et à faire reconnaître le travail de création auprès des instances culturelles et des professionnel·les du monde du livre, en premier lieu les éditeurices. Elle participe ainsi aux réformes des droits sociaux et aux politiques culturelles qui concernent les auteurices.

Pour porter ces positions et ces revendications, ABDIL intervient de différentes manières : rencontres avec les responsables politiques, participation à des commissions d’avis, rédaction de communiqués, veille juridique et politique, actions d’information, manifestations, création de ressources pédagogiques.

Depuis 2024, ABDIL propose également un service d’accompagnement destiné aux illustrateurices et autres artistes-auteurices professionnel·les, ainsi qu’aux étudiant·es. Son site internet et les différents outils qui y sont proposés en constituent la partie la plus visible. On y trouve notamment :

  • des fiches pratiques, concrètes et illustrées sur des questions juridiques, fiscales, sociales et administratives ;
  • des sites et ressources permettant de trouver rapidement une aide, une démarche ou un·e interlocuteurice ;
  • des informations sur des structures similaires qui travaillent autour de la BD et de l’illustration, en Belgique et ailleurs ;
  • des définitions simples pour comprendre les termes spécifiques au secteur.

Cette offre est complétée par des formations et des ateliers.

Nos valeurs et positions

Abdil défend (notamment) :

1. Une représentation directe des auteurices dans les instances qui les concernent
Les auteurices de l’édition doivent pouvoir être représenté·es directement dans les instances de concertation où sont discutées les décisions qui concernent leur travail et leurs conditions d’exercice. Or, leur précarité et leur nombre limité ne permettent pas à une organisation qui les représente de financer, avec les seules cotisations de ses membres, une représentation sociale suffisamment forte et exempte de conflits d’intérêts. Un soutien et un arbitrage publics sont donc nécessaires pour rééquilibrer la concertation, notamment face à des interlocuteurices dont les activités sont financées par les recettes du secteur, comme les fédérations d’éditeurs ou les sociétés de gestion collective?.

2. La reconnaissance et la rémunération du travail des auteurices
→ Le travail des auteurices doit être reconnu et rémunéré à chaque étape du processus de création et de diffusion de leur travail : documentation, recherches graphiques, écriture et dessin, mais aussi publication, exposition, dédicaces, rencontres avec les publics et autres activités de médiation.
→ La rémunération du travail doit être distincte de la rémunération liée à l’exploitation des œuvres. La perception de droits d’auteur doit donc venir en complément de la rémunération du travail, et non s’y substituer.
→ Tant que les pratiques professionnelles n’ont pas suffisamment évolué, lorsque les droits d’auteur servent à rémunérer le temps de travail des auteurices, des montants minimaux doivent être garantis. Ces montants doivent également contribuer pleinement à leurs droits sociaux, notamment lorsqu’ils sont versés sous forme d’à-valoir.

3. La diversité et la liberté de la création, indépendamment de sa rentabilité
→ Le statut des auteurices doit reconnaître et valoriser le travail artistique, y compris lorsqu’il ne génère pas de profit.
→ Les pouvoirs publics doivent garantir des financements suffisants pour permettre aux auteurices et aux structures qui les accompagnent de créer en dehors des seules logiques de rentabilité. Ces financements doivent notamment soutenir la recherche et l’expérimentation, l’édition indépendante, les différentes formes de rencontre et de médiation avec les publics, ainsi que le partage et la mutualisation des expériences et des connaissances.

4. Un revenu pendant les périodes d’intermittence
Les revenus des auteurices sont par nature irréguliers et fluctuants. Leur régime de protection sociale doit donc garantir la continuité de leurs revenus pendant les périodes où leur activité et leur rémunération s’interrompent, notamment grâce aux allocations du travail des arts.

5. Des dispositifs solidaires qui bénéficient à l’ensemble des travailleur·euses des arts
→ Les dispositifs de protection sociale destinés aux travailleur·euses des arts doivent rester intégrés au régime général de sécurité sociale. L’ensemble du secteur (auteurices comme exploitant·es d’œuvres) doit contribuer solidairement au financement de la caisse collective.
→ Les dispositifs spécifiques au secteur doivent être communs à l’ensemble des travailleur·euses des arts et tenir compte de leurs besoins, de leurs revendications et des réalités qu’iels partagent souvent : intermittence, manque de reconnaissance du travail, précarité, faiblesse de la représentation et du dialogue social, etc.
→ Cette solidarité doit également se traduire par une coopération avec les autres fédérations de travailleur·euses du secteur qui partagent ces mêmes valeurs.

Nos dossiers : acquis et batailles à mener

1. Le statut social des auteurices

Lors de la réforme du statut social des travailleur·euses des arts, ABDIL s’est impliquée dans WITA, une structure de concertation mise en place pour discuter de l’évolution du statut d’artiste. Elle réunissait un groupe de travail et un site internet où chacun·e pouvait réagir aux propositions. ABDIL a été la seule fédération professionnelle du secteur du Livre à participer à cette concertation, aux côtés des sociétés de gestion collective.

Cette participation a permis à ABDIL de défendre une réalité essentielle pour les auteurices de BD et d’illustration : leurs revenus sont irréguliers parce que leur travail l’est. ABDIL a obtenu que cette intermittence soit reconnue et que les auteurices puissent, sous certaines conditions, bénéficier d’une allocation mensuelle du travail des arts. Cette allocation est un dispositif spécifique de l’assurance chômage destiné aux artistes reconnu·es comme professionnel·les par la Commission du travail des arts et qui cotisent à la sécurité sociale des salarié·es. ABDIL a également obtenu que la bande dessinée soit reconnue comme un secteur artistique et culturel à part entière. Avant la réforme de 2022, elle était généralement rattachée à la « littérature » dans les textes relatifs à la sécurité sociale, ce qui pouvait poser problème pour certaines œuvres qui ne correspondaient pas à cette définition.

Pour ABDIL, l’enjeu est maintenant de faire vivre ces acquis et de continuer à défendre, dans les instances où se décident les politiques sociales, des dispositifs adaptés à la réalité des auteurices.

2. Le financement du secteur

En tant que fédération professionnelle, ABDIL siège à la Chambre de Concertation des Écritures et du Livre (CCEL?), une instance de concertation entre les pouvoirs publics et les organisations professionnelles du secteur du Livre, qui émet des avis sur les politiques culturelles. C’est dans ce cadre que les fédérations professionnelles qui y siègent ont été amenées à remettre, en 2024, un avis sur l’arrêté du Gouvernement qui exécute le décret relatif au subventionnement du secteur « Langues, Lettres et Livre ». Ce texte est particulièrement important puisqu’il définit, pour les années à venir, le budget consacré aux aides au Livre.

Après un long travail de concertation, ABDIL a obtenu, avec la Scam? et avec le soutien des autres fédérations professionnelles, le doublement des montants des bourses destinées aux auteurices : bourses d’encouragement, de projet, de création et de résidence. Cette position comportait toutefois un risque : si le budget global consacré aux aides n’augmentait pas lui aussi, le doublement du montant des bourses entraînerait une diminution du nombre de personnes pouvant en bénéficier. Nous avons néanmoins choisi de maintenir cette position. Pour ABDIL, il n’était pas question de chercher des solutions qui permettraient de faire fonctionner un système avec un budget que nous considérions comme totalement insuffisant. Le doublement des bourses devait au contraire servir à remettre la question des moyens disponibles au centre des discussions et à faire évoluer, au niveau politique, la répartition du budget consacré au Livre.

Pour autant, le dispositif des bourses reste bancal et devrait être revu. ABDIL continue son travail de réflexion/révision/amélioration dans le cadre de la CCEL. ABDIL défend notamment les positions suivantes :

  • la possibilité de pouvoir passer par un organisme tiers (ASBL, BSA?, etc.) pour toucher le mon- tant des bourses à destination des auteurices
  • l’allègement des conditions d’octroi des bourses à destination des auteurices
  • la suppression de la notion de durée liée aux bourses de création
  • une simplification administrative pour la remise des justificatifs ainsi qu’une clarification du dispositif général via un vademecum émanant de la FWB?

3. Le droit d’auteur et la rémunération

Le droit d’auteur est l’un des principaux moyens par lesquels les auteurices sont rémunéré·es. Il est donc directement lié à leurs conditions de vie et de travail. En 2023, une réforme de la fiscalité des droits d’auteur et des droits voisins a modifié les règles qui s’appliquent à ces revenus. Cette réforme n’a pas été pensée spécifiquement pour les auteurices de l’écrit, alors qu’elle touche directement leur principal mode de rémunération. Elle limite notamment la part des revenus pouvant être considérée comme des droits d’auteur, sauf certaines exceptions. Cette situation pose une question importante : comment rémunérer correctement un travail dont les revenus sont irréguliers et dont une partie essentielle passe par les droits d’auteur ?

Pour ABDIL, les droits d’auteur ne doivent pas servir à remplacer la rémunération du travail. Une création demande du temps : recherches, documentation, écriture, dessin, corrections, échanges avec l’éditeurice, rencontres avec les publics, etc. Ce travail doit être rémunéré en tant que tel. Les droits d’auteur doivent venir en complément, pour rémunérer l’exploitation de l’œuvre. Cette position ne signifie pas que les auteurices doivent être assimilé·es à des salarié·es classiques : leur activité ne fonctionne pas selon un temps de travail fixe et leur relation avec les éditeurices n’est pas une relation de subordination classique. Mais iels ne sont pas non plus des entrepreneur·euses qui maîtrisent seuls leurs tarifs, les conditions d’exploitation de leurs œuvres ou leur accès au marché. ABDIL conteste donc un système dans lequel leurs revenus dépendraient principalement du succès commercial de leurs œuvres, alors que ce succès dépend aussi des choix de l’éditeurice et, plus largement, du fonctionnement du marché du Livre.

Cette réflexion est devenue un chantier prioritaire pour ABDIL. Depuis 2026, la fédération travaille à construire une position politique plus précise sur la rémunération des auteurices, avec l’objectif d’aboutir à un manifeste. Ce travail part notamment des ressources qu’ABDIL développe déjà pour aider les auteurices à comprendre leurs contrats, leurs droits sociaux et fiscaux, les subsides ou encore leur protection sociale. Ces ressources montrent les fragilités du système actuel : dépendance aux avances sur droits d’auteur, revenus instables et faible prise en compte de certaines rémunérations dans la protection sociale. Les réformes fédérales de 2026 ont encore renforcé ces difficultés. ABDIL veut donc désormais aller plus loin : documenter ces mécanismes, confronter les analyses aux réalités vécues par les auteurices et construire des propositions permettant de défendre une rémunération plus juste et une meilleure protection sociale.

Notre fonctionnement

Le fonctionnement d’ABDIL repose sur 4 piliers complémentaires :

  • les membres, qui adhèrent à la fédération et lui confèrent sa légitimité représentative ;
  • la coordination, assurée par une salariée à temps partiel, qui prend en charge le fonctionnement quotidien et le suivi des activités de l’association ;
  • le Comité de représentation, qui réunit jusqu’à 18 auteurices et illustrateurices bénévoles, avec une composition qui reflète la diversité de la fédération. Il porte la parole du secteur, analyse les enjeux professionnels et contribue à définir les réflexions prioritaires, les positions et les actions d’ABDIL ;
  • l’Organe d’administration, composé de maximum 8 membres bénévoles, qui a le même rôle que le Comité de représentation, tout en assurant également la gestion juridique, administrative et financière de l’ASBL.

Le Comité de représentation et l’Organe d’administration sont élus par les membres pour un mandat de 5 ans, renouvelable. Les auteurices qui les composent travaillent ensemble sur un pied d’égalité : les réflexions, les décisions et les orientations d’ABDIL sont discutées et définies collectivement, sans qu’une instance ait autorité sur l’autre.

Nos membres

ABDIL rassemble et représente les auteurices de bande dessinée et d’illustration en Belgique francophone. Par « auteurice », ABDIL entend toute personne qui participe à la création d’une œuvre : écriture, dessin, couleur, composition, typographie, etc. L’adhésion est ouverte à toustes les auteurices professionnel·les, quel que soit leur statut, leur parcours ou leur manière de travailler.

Pour en savoir plus et adhérer, cliquez ici.

En septembre 2026, ABDIL compte 490 membres. Qui sont-iels, et d’où viennent-iels ?

La moyenne d’âge des membres est de 38 ans.

Les membres d’ABDIL pratiquent la bande dessinée et l’illustration dans des proportions assez équilibrées, avec une légère majorité pour l’illustration. Environ la moitié pratiquent les deux.

La majorité des membres résident en région bruxelloise, ce qui s’explique sans doute en partie par le fait que le siège social d’ABDIL y est situé. Les autres habitent principalement en Wallonie. Ces dernières années, le nombre d’adhérent·es wallon·es a sensiblement augmenté.

Historique

2016–2019 : créer une organisation pour représenter directement les auteurices

2016 ● Naissance d’ABDIL à l’initiative d’une dizaine d’auteurices, pour répondre à l’absence d’organisation représentant directement les auteurices du Livre en Belgique.

2017 ● Lancement d’un cycle de rencontres avec des auteurices professionnel·les autour de leurs parcours, de leurs réalités de travail et de leurs choix professionnels.

2020–2021 : passer du collectif d’auteurices à une véritable force de représentation

2020 ● La crise Covid accélère la structuration d’ABDIL. La fédération s’implique dans la concertation interprofessionnelle, notamment aux côtés du PILEn?, participe aux discussions sur les aides compensatoires et fait remonter les réalités des auteurices auprès des pouvoirs publics.

2020 ● ABDIL adhère à l’UPAC-T? (Union des Professionnel·les des Arts et de la Création, pôle Travailleur·euses), une plateforme réunissant une dizaine de fédérations professionnelles des arts plastiques, des arts vivants, de l’audiovisuel, du livre et de la musique. Créée pour porter une parole commune sur les enjeux fédéraux qui concernent les travailleur·euses des arts, elle permet à ABDIL de renforcer sa capacité à défendre les intérêts des auteurices dans le contexte de la crise.

2020 ● ABDIL est reconnue comme fédération professionnelle par la Fédération Wallonie-Bruxelles?. Cette reconnaissance lui permet notamment de siéger à la Chambre de Concertation des Écritures et du Livre (CCEL?) et de bénéficier d’un subside qui soutient son travail de représentation des auteurices.

2020 ● ABDIL s’implique, via l’UPAC-T, dans WITA, la structure de concertation consacrée à la réforme du statut social des travailleur·euses des arts.

2020, 2021 & 2022 ● ABDIL participe à la campagne « Lisez-vous le belge ? », notamment à la mise en place d’un appel à projets permettant de commander et rémunérer des illustrations réalisées par des auteurices de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

2021 ● Participation à la conception de l’exposition « United Comics of Belgium », organisée par le Centre belge de la bande dessinée avec l’AKA.

2021 ● Participation au comité de pilotage de l’étude sur la situation socio-économique des auteurices du Livre en Fédération Wallonie-Bruxelles, coordonnée par l’asbl Bela?.

2021 ● Mise en place d’une section « Analyses » sur le site d’ABDIL pour rendre accessibles et décrypter les données relatives aux aides publiques en Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment pour l’illustration jeunesse et la bande dessinée.

2022–2024 : structurer l’organisation et élargir ses moyens d’action

2022 ● Embauche d’une salariée à temps partiel pour assurer le suivi administratif et la coordination d’ABDIL.

2022 ● ABDIL devient signataire du Contrat de filière? du Livre, qui réunit professionnel·les du secteur et pouvoirs publics autour d’une politique commune du Livre. ABDIL intègre dans la foulée le comité technique chargé de suivre et de valider la mise en œuvre des mesures prévues par le contrat, d’en évaluer les effets et, si nécessaire, de proposer des ajustements ou de nouvelles orientations.

2023 ● Mise en place d’ateliers consacrés au statut des travailleur·euses des arts, pour partir des situations individuelles et construire collectivement des réponses.

2024 ● ABDIL contribue au doublement des montants des différentes bourses de création de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

2024 ● Lancement, avec E.L.I., de journées de formation consacrées aux statuts sociaux, aux contrats d’édition, aux aides à la création et à l’écosystème du Livre en Belgique francophone.

2025–2026 : devenir une fédération plus autonome, plus outillée et capable de porter ses propres positions

2026 ● ABDIL sort de l’UPAC-T pour recentrer ses forces sur les dossiers qu’elle porte directement, dans un contexte de forte augmentation de leur technicité, d’accélération du rythme politique et de multiplication des sollicitations.

2026 ● ABDIL intègre le collège des auteurices de l’ADBDA (Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême), qui réunit des organisations représentant les différents acteurs et actrices de la bande dessinée. Ce collège participe à la réflexion sur la nouvelle organisation du FIBD d’Angoulême et permet à ABDIL d’y porter directement la voix des auteurices belges francophones.

2026 ● Refonte du site internet et mise en ligne d’une nouvelle section « Ressources », avec des fiches pratiques sur les questions juridiques, fiscales, sociales et administratives liées au métier d’auteurice de BD et d’illustration.

2026 ● Le comité de représentation atteint sa capacité maximale de 18 membres, témoignant du nombre croissant d’auteurices qui s’investissent dans la vie, les réflexions et la gestion collective d’ABDIL.

2026 ● Lancement d’un chantier consacré aux droits d’auteur et à la rémunération, avec l’objectif de produire un document de positionnement clair, argumenté et mobilisable par les auteurices comme par leurs interlocuteurices institutionnel·les.

2026 ● Mise en place d’une cotisation annuelle obligatoire de 30 €, alors qu’ABDIL compte désormais près de 500 membres, afin de renforcer ses moyens propres et de soutenir durablement son travail de représentation.

Notre charte

1. Fédération

ABDIL a pour objectif de fédérer les auteurices de la Bande dessinée et de l’Illustration en Belgique francophone et d’assurer leur représentation auprès des différents niveaux de pouvoir politique, de la société civile et des autres acteurices du Livre et de la Culture.

2. Diversité

Les membres d’ABDIL s’engagent à défendre les intérêts des auteurices et de leurs œuvres sur base des spécificités de leurs pratiques et en tenant compte de la diversité des parcours et des créations (œuvres dites « grand public » ou « alternatives », créations jeunesse ou adulte, presse, publications didactiques, communication, etc.).

3. Reconnaissance

Les membres d’ABDIL défendent l’idée que les auteurices, quel·le que soit leur sensibilité ou leur parcours professionnel, sont des travailleur·euses qui partagent des besoins de reconnaissance et de dispositifs socio-professionnels adaptés aux spécificités de leurs disciplines et du marché pour lequel iels produisent.

4. Statut social

Les membres d’ABDIL défendent un statut professionnel ainsi qu’un régime de couverture sociale équitables et adaptés aux pratiques des travailleur·euses de l’art et de la création. Ces dispositifs doivent nécessairement tenir compte de l’intermittence et de la faiblesse de la rémunération du travail des auteurices ainsi que de la diversité de leurs activités.

5. Rémunération

Les membres d’ABDIL défendent une rémunération juste et garantie du travail de création, que ce soit de la part de commanditaires et/ou de diffuseurs privés ou publics.

6. Financement public

Les membres d’ABDIL défendent la revalorisation significative du budget culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles? alloué au secteur de la Bande dessinée, de la Littérature jeunesse et des Littératures graphiques et sont attentif·ves à la bonne gestion du développement de filières et d’initiatives dans le secteur des Lettres et du Livre.

7. Représentation

Les membres d’ABDIL revendiquent leur position d’interlocuteurices représentatif·ves, à tous les niveaux de pouvoir et de décision politique, pour participer à la cohérence et à la bonne gouvernance entre l’enseignement, la création, la promotion, la diffusion, l’emploi artistique et l’interconnexion avec les autres champs culturels.

8. Concertation

Les membres d’ABDIL sont, dans la mesure ou les mêmes buts sont poursuivis, attentif·ves à travailler avec les autres organisations représentatives du secteur culturel ainsi que, de manière plus générale, avec l’ensemble des organisations représentatives de travailleur·euses.

9. Amendement

Les membres d’ABDIL peuvent amender ou compléter la présente charte en fonction de l’évolution des pratiques sectorielles, des besoins des travailleur·euses et de la politique culturelle.

Notre équipe

Coordination

Charlotte Heymans

Formée aux sciences du livre, Charlotte Heymans a travaillé dans l’édition, la communication et la coordination de projets, avant de rejoindre le monde associatif. Aujourd’hui coordinatrice administrative d’ABDIL, elle jongle entre demandes de subsides, PV de réunions, organisation de formations, newsletters, réseaux sociaux et autres imprévus. Son truc : mettre de l’ordre dans les informations, rendre les démarches compréhensibles et transformer les idées en choses concrètes.


Organe d’administration

L’OA est composé de 4 membres :

Erwin Dejasse

Historien de l’art, enseignant et commissaire d’exposition, Erwin Dejasse a co-fondé le groupe de recherche sur la bande dessinée "Acme".

Sacha Goerg

Auteur belgo-suisse de bande dessinée et d’illustration, Sacha Goerg enseigne à l’ESA Saint-Luc Bruxelles en bande dessinée et est également éditeur à L’employé du moi.

Mathilde Van Gheluwe

Autrice de bande dessinée et professeure à l’ERG, Mathilde Van Gheluwe a publié plusieurs ouvrages aux éditions Atrabile, Sarbacane et Peow.

Thierry Van Hasselt

Thierry Van Hasselt est auteur de bande dessinée, plasticien, scénographe, graphiste et enseignant au Master BD de l’ESA Saint-Luc Bruxelles. Cofondateur de Fréon puis de Frémok, il développe une pratique qui mêle bande dessinée, arts plastiques et collaborations avec d’autres artistes, notamment à travers des projets de création avec La « S » Grand Atelier.


Comité de représentation

Le comité de réflexion et de représentation est formé de 18 membres élu·es :

Amandine Bertholet

Autrice et illustratrice basée à Bruxelles, Amandine Bertholet travaille en édition jeunesse, ainsi qu’en collectif au sein de Baraka Grafika. Sa pratique mêle narration et militance, ce qui lui paraît indissociable. Son envie, inventer des récits qui traitent des enjeux sociétaux, environnementaux et féministes pour éduquer les jeunes lecteurices aux enjeux qui nous attendent, tout en s’amusant. Chez ABDIL, elle trouve le lieu parfait pour militer et défendre nos droits et ainsi entremêler son appétence à l’engagement et à la création.

Léonie Bischoff

Léonie Bischoff est née en Suisse mais a passé presque la moitié de sa vie à Bruxelles. Elle y a étudié la BD l’ESA Saint-Luc Bruxelles, et a cofondé l’Atelier Mille où elle travaille toujours. Elle publie depuis 2009 des albums qui parlent de catch, de vaudou, de secrets de familles et de dindons, ainsi que des illustrations dans la presse belge, suisse et française.

Ronan Chabrat

Ronan Chabrat a étudié les Arts plastiques et la Bande dessinée. Il scénarise, dessine, réalise des podcasts, joue dans des pièces de théâtre ou torréfie du café. Il a en parallèle une carrière cachée d’influenceur Instagram qui pourrait l’amener à devenir de droite dans quelques années (mais il fait très attention).

Anne-Lise Combeaud

Anne-Lise Combeaud est illustratrice en presse jeunesse et adulte, et autrice de BD.

Noelia Diaz Iglesias

Noelia Diaz Iglesias est un·e auteurice et illustrateurice d’albums jeunesse et de bandes dessinées. Iel a étudié dans un premier temps l’illustration avant de découvrir la narration séquentielle ; son travail oscille maintenant entre ces deux univers. Touche à tout, Noelia aime continuer à explorer et développer son univers graphique. Iel a depuis édité Un Ouragan dans la Barbe aux éditions CFC et Même pas peur aux éditions Panthéra, ainsi que collaboré à plusieurs albums jeunesse comme Mauvaises herbes aussi au éditions Panthéra ou encore Livres aux éditions Kilowatt.

Cyril Elophe

Cyril Elophe est auteur de bandes dessinées et d’illustrations.

Lison Ferné

Lison Ferné est une autrice de bande dessinée française passée par l’École Estienne (Paris) puis l’ERG. Dans son travail, ses thèmes de prédilection sont la pop-culture (mangas, pop music, k-pop, cinéma), le féminisme, l’antiracisme et les mythologies extra-occidentales. Elle sait aussi coder (html/css, tout ça...) et adore apprendre plein de choses sur de nouveaux sujets !

Michele Foletti

Michele Foletti est diplômé de Saint-Luc BD et de l’ERG. Il vit à Bruxelles où il travaille comme auteur de bande dessinée. Il a travaillé comme animateur en République tchèque de 2020 à 2022. Son livre Les égarés de Déjima avec Nicolas Wouters est sorti aux éditions Sarbacane en 2018. En 2022, il publie chez le même éditeur Un pied au paradis, adaptation d’un roman de l’auteur américain Ron Rash.

Sara Gréselle

Sara Gréselle est autrice illustratrice formée aux arts appliqués à l’ENSAAMA Olivier de Serres à Paris. Après avoir expérimenté plusieurs voies dont celle du théâtre et de la marionnette, elle se tourne vers la réalisation de livres illustrés depuis 2017. Elle écrit et illustre pour la jeunesse notamment aux éditions Versant Sud et publie aussi de la poésie chez Esperluète. Elle aime le cinéma de Tarkovski, les vieilles photos de famille glanées sur les marchés, le bordel sur son bureau, les teckels à poils courts...

Monsieur Iou

Membre de l’Atelier Mille depuis 2011, Monsieur Iou fait de la BD, de l’illustration, du ukulélé et du vélo. Et tout en même temps.

Soulira Kerri-Serafin (alias Soul K.) est autrice, illustratrice de bande dessinée et permacultrice.

Félix Laurent

Auteur et illustrateur de bande dessinée, formé à l’ESA Saint-Luc Bruxelles après une enfance marquée par la BD et le cinéma, Félix Laurent développe son travail entre fanzinat, édition indépendante et bande dessinée professionnelle. Cofondateur du collectif Contrôle Turbo, il publie des fanzines individuels et collectifs et participe à plusieurs ouvrages collectifs internationaux. Il est notamment l’auteur de The Changing of the Guard (2023).

Pierre Lecrenier

Après des études en communication visuelle à l’ERG, Pierre Lecrenier a exercé en tant que graphiste pendant plusieurs années. Cela fait maintenant 10 ans qu’il se consacre à la BD et l’illustration, au sein de l’atelier Mille où il travaille avec 5 autres auteurices.

Silvana Lopez

Silvana Lopez est illustratrice et autrice espagnole de bande dessinée diplômée en graphisme et en beaux-arts. Elle vit et travaille à Bruxelles depuis 2020, où elle a développé une tolérance à la pluie aussi inattendue que surréaliste.

Hugo Poupelin

Hugo Poupelin est franco-belge, il a fait ses études à l’ESA Saint-Luc Bruxelles. Il est coloriste pour la Bande Dessinée, accessoirement comptable amateur pour indépendant·es paumé·es, guitariste et cartographe. Trait particulier : il consomme 22kg d’olives par an.

Mélanie Rutten

Diplômée de l’ESA en photographie, Mélanie Rutten est autrice illustratrice en littérature jeunesse. En marge de son travail de création, elle suit une formation de guide nature et mène des ateliers d’écriture et d’illustration autour de notre rapport à la nature.

Julie Trémouilhe

Julie Trémouilhe est auteure en littérature générale et notamment en poésie. Elle a occupé le poste de coordination au sein d’ABDIL et continue de nourrir le comité par son expertise du secteur.

Henry Ziegler

Après des études de bioingénieur forestier, Henry Ziegler s’est lancé dans un parcours assez diversifié et polyvalent : longs voyages, agent de terrain et animateur pédagogique dans le domaine des eaux et rivières, et plus récemment auteur de BD et membre du comité d’ABDIL. Il aime mêler art, nature, sciences et militances sociales dans son travail et son quotidien !

Contact

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