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ABDIL devient signataire du contrat de filière

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Le "contrat de filière"... Derrière ce terme qui reste pour l’heure relativement opaque pour une bonne partie des acteurs et actrices du monde du livre, se déploie un vaste projet de coordination du secteur et des pouvoirs publics autour d’une politique commune du livre. ABDIL renforce son implication dans le projet et fait appel à ses membres afin de proposer des mesures concrètes de soutien à la création et aux auteurices en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le contrat de filière en quelques mots

Le projet de "Contrat pour la filière du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles" est un des chantiers dans lequel ABDIL s’implique activement depuis plusieurs mois. De quoi s’agit-il, en deux mots ? Le contrat de filière est un grand projet de coordination entre tous les acteurs du livre (éditeurs, libraires, auteurs, bibliothécaires, etc.) et les pouvoirs publics, chapeauté par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui subsidie pas mal de monde et veut optimiser la filière de bout en bout.

Le projet vise à articuler les différents niveaux de pouvoir (FWB, régions, provinces et communes) autour d’une politique commune du livre, ce qui permettrait en gros de simplifier l’administratif, d’harmoniser les aides et de concrétiser plus rapidement des mesures et actions pour le secteur.

Implication d’ABDIL

ABDIL a d’abord été sollicitée via la Chambre de Concertation des Écritures et du Livre afin de remettre un avis sur le projet de texte. Alertée par le peu de place faite à la création et aux artistes-auteurices dans les premières versions du texte, nous avons remis une note de minorité suite à laquelle nous avons pu, au cours d’un entretien avec le Cabinet de la Ministre de la Culture, formuler nos inquiétudes.

Après consultation des membres, ABDIL a décidé de devenir co-signataire du contrat de filière en espérant, par cette implication renforcée, faire entendre ses revendications et leur donner une forme concrète au sein du contrat. Cette implication nous permet également de suivre au plus près l’évolution du chantier. Peu de nos propositions d’amendement du texte du contrat-cadre ont été retenues et nous continuons de marquer notre réserve sur les constats et objectifs formulés dans le contrat. Cependant, le texte fait à présent mention de "la précarité systémique des autrices et des auteurs et la nécessité de repenser les relations entre les différents maillons de la filière à l’aune de cette précarité". De plus, "l’intégration de bonnes pratiques notamment en termes de juste rémunération et de reconnaissance du travail de chaque acteur de la filière" figure dans l’un des objectifs prioritaires du contrat.

La suite ? Appel aux membres d’ABDIL

Si les grandes lignes et le cadre théorique du contrat de filière sont maintenant quasiment définis, le plus important reste à faire ! ABDIL peut dès à présent soumettre des propositions de mesures qui, une fois validées par les parties qu’elles engagent, seraient mises en place via le contrat de filière. Il s’agit donc d’une possibilité concrète de renforcer le soutien à la création et aux auteurices, de repenser les relations entre membres du secteur et de défendre la juste rémunération du travail de création.

Un groupe de travail constitué de membres du comité ABDIL planche actuellement sur la formulation de propositions, mais nous avons besoin des idées de tout le monde ! Comment soutenir la création ? Comment instaurer de bonnes pratiques en termes de rémunération de la création ? Comment créer du lien entre les structures qui jalonnent le parcours d’auteurices ? Etc. Faites-nous part de vos idées ici.

Appel à projet

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L’innovation expliquée aux enfants

Dans le cadre des célébrations entourant le 50ème anniversaire de la Convention sur le Brevet Européen qui aura lieu en octobre 2023, l’Office Européen des Brevets souhaite proposer aux États Membres de la Convention une BD qui sera utilisée dans des contextes variés et permettra de sensibiliser les enfants et adolescents à la science, leur expliquer le concept d’innovation et idéalement les inspirer pour des carrières en science et technologie. L’ambition de l’Office Européen des Brevets est d’en faire un outil de communication privilégié envers les jeunes générations sur le long terme et à travers toute l’Europe. Iels cherchent donc à sélectionner parmi les candidat.e.s intéressé.e.s le/la bédéiste qui pourrait collaborer avec eux/elles sur ce projet.

En collaboration avec une équipe de l’Office Européen des Brevets, le/la candidat.e choisi.e aura pour tâche de créer une BD remplissant les conditions suivantes :

Sujet : L’innovation expliquée aux enfants
Cible : Enfants de 8-15 ans
Format : Environ 10 pages
Délai de candidature : 24 juin 2022
Échéance du projet : Fin décembre 2022

Les candidat.e.s sont invités à faire part de leur intérêt/leurs questions en contactant Laura Bischoff directement par e-mail ou téléphone (voir coordonnées ci-dessous), et ce, au plus tard le vendredi 24 juin 2022. Son équipe et elle étudieront ensuite les candidatures reçues et reviendront vers les bédéistes sous de très brefs délais.

Types d’informations attendues : coordonnées, expérience, lien vers quelques travaux déjà réalisés ainsi qu’une indication des disponibilités entre aujourd’hui et fin 2022.

Mode de sélection, critères retenus : iels étudieront les candidatures sur la base des références, motivations et disponibilités, puis organiseront une rencontre online (Teams, Zoom) avec les candidat.e.s qui suscitent le plus d’intérêt, et enfin prendront une décision sur la personne qui les accompagnera dans ce projet. Iels ont en effet opté pour un mode de sélection souple et non excessivement formel par souci d’efficacité pour ce projet à très court terme. L’aspect contractuel sera ensuite pris en charge par leurs services compétents.

Des capacités de scénariste, une expérience de la BD documentaire et/ou pour enfants ainsi qu’une familiarité avec les sciences sont un avantage.

Montant de la commande : Pour ce projet, le montant sera à discuter avec le/la bédéiste, mais iels considèrent toute offre dans les prix du marché.

Coordonnées

Laura Bischoff, examinatrice à l’Office Européen des Brevets

e-mail : lbischoff@epo.org
téléphone : +31 (0)70 340 3578

Des photos de l’AG

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Notre assemblée générale a eu lieu. C’était l’occasion de faire un point attendu par certain.e.s sur la réforme du statut d’artiste. Mais aussi de passer en revue le trajet effectué en 2021 par ABDIL.

L’illustration non reconnue ? Pas si vite !

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Dans l’une de nos dernières lettre d’info, nous vous annoncions que la liste des secteurs artistiques reconnus dans la législation était étendue à celui de la « Bande dessinée ».

Des illustratrices, parmi nos membres, nous ont informés s’inquiéter du fait que l’« illustration » ne soit pas également ajoutée.

Cette interrogation est toute légitime et nous les en remercions, ainsi que nous présentons nos excuses à nos membres pour une annonce que nous avons communiquée sans contextualisation et qui a pu être mal interprétée sur la démarche d’ABDIL.

Afin de clarifier la situation, voici ce qu’il en est :

Lors des différentes phases de consultation et de négociation concernant la réforme du statut, ABDIL a défendu, en cohérence avec l’engagement auprès de ses membres, qu’il fallait ajouter l’Illustration et la Bande dessinée, dans les domaines actuellement mentionnés par la loi : « les arts audiovisuels, les arts plastiques, la musique, la littérature, le spectacle, le théâtre, la chorégraphie ».

Cette demande a été acceptée pour la Bande dessinée, car il a été reconnu que c’est une discipline artistique qui peut se définir par ses particularismes, indépendamment des secteurs déjà existants, et que cela éviterait de nombreux problèmes d’interprétation qui ont été relevés.

Pour l’illustration, en revanche, la proposition a été rejetée par les cabinets et par une majorité des autres membres du groupe technique WITA (à l’exception notable des fédérations de l’UPACT qui nous ont soutenues) sur les arguments suivants :

  • L’illustration couvre un champ très large de secteurs au-delà des pratiques « artistiques » : illustrations scientifiques, publicitaires, informatives (mode d’emploi, etc.), industrielles, d’architectures, …
  • La pratique de l’illustration « artistique » est reconnue dans les secteurs actuellement mentionnés. Lorsqu’il s’agit d’une pratique éditoriale dans le secteur de la « Littérature » (littérature jeunesse, illustration d’œuvres édités, etc.) pour les autres cas dans celui des « Arts plastiques ».

Concrètement, la majorité des illustrat·eur·rices sont donc légitimes à bénéficier du futur statut et sans conteste possible, il n’y a aucun recul par rapport à la situation actuelle.

Par contre, comme c’est déjà le cas, un·e illustrateur·rices qui travaillerait exclusivement dans le secteur publicitaire (par exemple) ou ne fournirait que des illustrations techniques pour l’industrie ne pourra, par cette seule activité, accéder au statut qui vise spécifiquement les travailleur·euse·s des arts. Cela n’empêche évidemment pas que les bénéficiaires du statut travaillent dans ces secteurs, mais ce doit être complémentaire à une pratique définie comme « artistique ».

Cette question est plus largement sociale et ABDIL défend que toute discipline qui partage des réalités d’intermittence de revenus devrait permettre à ses travailleur·euse·s de bénéficier du même niveau de protection sociale. Le spectre limité et défini comme « artistique », devrait également être largement interrogé. Mais nous militons dans un cadre limité, fixé par les partis politique, et chaque modification dans les textes, a dût être âprement négociée.

Nous continuons à défendre que la liste actuelle des secteurs reconnus par la loi ne soit pas exhaustive et puisse être étendue à d’autres, sans nécessairement passer par un amendement de la législation.

Appel à illustrations !

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La campagne « Lisez-vous le belge ? » revient en novembre 2022 et un appel d’offre pour des illustrations est lancé !

En prévision de cette nouvelle édition qui durera un mois, deux appels à intérêt sont lancés, le premier à destination des illustrateurs et illustratrices, et le second des poètes et poétesses travaillant en Belgique francophone.

ABDIL est co-partenaire avec la SCAM de ce projet organisé par le PILEn.

En pratique pour les illustrateur.trices :

Pour participer, envoyer un email à Nicolas Baudoin (nba@pilen.be) avant le 25 mai 2022. Objet du mail « Appel LVLB2022 : NOM Prénom ».

L’email doit contenir :

  • Un échantillon de votre travail (3 images extraites de votre portfolio ou de travaux antérieurs à l’appel à intérêt).
  • Un lien vers votre site internet, blog, compte Instagram ou autre plateforme numérique et/ou un CV mentionnant vos publications.
  • Le(s) type(s) de public(s) que l’œuvre commandée pourrait toucher dans les écoles, en utilisant les catégories ci-dessous :
    • Maternelle (- de 6 ans)
    • Primaire (entre 6 et 12 ans)
    • Secondaire inférieur (entre 12 et 15 ans)
    • Secondaire supérieur (entre 16 et 18 ans)
    • Public adulte

 Clôture : 25 mai 2022 à 17h

Les candidat·es à l’appel seront recontacté·es le 22 juin 2022. Les informations quant au format et autres détails techniques de leur participation leur seront alors communiquées.

La production finale sera attendue pour le 22 juillet 2022.

Les images seront ensuite mises en page pour apparaître sur les réseaux sociaux et le matériel promotionnel de la campagne et seront publiées en ligne entre le 1er et le 30 novembre 2022, selon un calendrier qui sera fourni aux auteurs et autrices à l’avance.

Pour toutes les infos complètes, rendez-vous sur la page dédiée du PILEn.

C'est quoi ABDIL ?

Une fédération pour représenter les créateurices de bandes dessinées et d’illustrations en Belgique francophone.

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