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Prix littéraire Grenades pour un roman graphique

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Le Prix littéraire Grenades récompense des œuvres pensées et créées par des femmes. Cette année, il est centré sur le roman graphique.

Important ! Les autrices (et leur maison d’édition) sont encouragées à informer de la (pré)parution d’ouvrages admissibles non recensés dans la recherche, par mail à l’adresse prixlitterairegrenades (arobase) gmail.com – objet : Ouvrage admissible, d’ici au 30 septembre 2022 inclus.

Plus d’infos

sortir des cases

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« Sortir des cases », c’est un weekend plongé jusqu’au cou dans les secteurs de l’illustration et de la bande dessinée, élaboré par Voix De Femmes et La Guilde Griet.

Deux journées, différentes modalités, une ribambelle de rencontres et d’échanges pour mieux comprendre (et déjouer) les discriminations et les inégalités qui cohabitent avec ces « métiers-passions » comme avec tous les autres – et impactent la vie et la carrière des femmes et des minorités du secteur.

Le samedi 1er octobre est une journée entre pair·es construite autour de tables de discussions destinées aux principales concernées, pour réfléchir ensemble aux problèmes et aux solutions, et mutualiser les ressources !

Le dimanche 2 octobre se compose de deux tables rondes accessibles à tous·tes, qui abordent la problématique suivante : "Travail de l’art : à quelles conditions ?" ABDIL participera à la première table ronde et présentera un bref état des lieux de la réforme du statut des travailleur·euses des arts en Belgique et de ses implications pour nos secteurs.

Les ateliers et rencontres ont lieu à Liège. Elles sont à prix libre, au bénéfice de la Guilde Griet. Pour les professionne·les, les repas et les pauses café sont pris en charge par l’organisation et les partenaires, ainsi que les transports (à la demande et dans la limite d’un montant équivalent à un aller-retour en Railpass).

Ne tarde pas à t’inscrire, en écrivant à Alice : alice (arobase) voixdefemmes.org, de préférence avant le 20 septembre 2022. Et en précisant tes éventuels besoins spécifiques (LSFB, garde d’enfant, ...).

>>> Toutes les infos ici

Mauvaises pratiques de rémunération dans les appels à projets BD/illu

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Une mise à jour à ce post a été publiée à la suite de ce texte.

La collection Espace Nord a récemment diffusé un appel à projets à destination des auteurices de bande dessinée. Désagréable surprise à la lecture de l’appel : les conditions proposées ne sont tout simplement pas acceptables. Il nous semble donc urgent de rappeler, à la lueur de cet exemple, l’importance d’instaurer de bonnes pratiques de rémunération et de conditions de travail pour les auteurices de la BD et de l’illustration, a fortiori lorsque l’appel émane d’une structure pilotée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’appel d’Espace Nord

L’appel complet est consultable ici.
Dans les grandes lignes, l’appel concerne "une adaptation en bande dessinée d’une œuvre littéraire publiée dans la collection patrimoniale Espace Nord" (sur une liste de titres préalablement établie). L’ouvrage doit compter un minimum de 120 pages (au format 17 x 24 cm), à réaliser "dans un délai de six mois après communication des résultats". Enfin, "le projet retenu fera l’objet d’une rémunération de 5000 euros au titre d’avance sur droits".

Pour répondre à l’appel, il est demandé aux auteurices candidat.e.s de présenter une note d’intention, un résumé, un extrait "de 5 à 10 pages significatives de l’adaptation graphique " et, à titre facultatif, des esquisses permettant de préciser le projet.

En quoi ce type d’appel est-il problématique ?

L’institution donne le mauvais exemple

La collection Espace Nord, gérée par la maison d’édition des Impressions Nouvelles, appartient à la Fédération Wallonie-Bruxelles qui se devrait d’être exemplaire en matière de juste rémunération et de conditions de travail dignes.

De plus, l’offre impose des contraintes sur le contenu, le format, la pagination, la technique (noir et blanc) et le délai de livraison. Il s’agit, sans conteste possible, d’un appel d’offres assimilable à un travail de commande, bien qu’une licence créative soit laissée aux auteurices retenu.e.s - ce qui est normal dans le cadre d’une commande artistique. La démarche est donc très différente de celle de l’édition d’un projet à l’initiative d’un.e auteurice.

Une piètre rémunération du travail de création

Ce travail relevant de la commande, il serait juste de différencier la rémunération du travail, garantissant également un statut social à l’auteurice, de la cession des droits pour l’exploitation de l’œuvre. La rémunération devrait s’effectuer sous forme de cachet, à la page ou au forfait, selon l’usage de la profession, un paiement en droits d’auteur complétant le cachet. En aucun cas un tel travail ne peut être uniquement rémunéré en droits d’auteurs. À défaut, le montant de l’avance devrait au moins pouvoir compenser le temps de travail minimum nécessaire à la réalisation des pages. Or, L’avance sur droit proposée est dérisoire, au regard du nombre de pages à fournir.

Le délai (120 pages en 6 mois) est intenable pour la plupart des auteurices et imposera de s’y consacrer au-delà d’un temps plein, sans être rémunéré suffisamment, comme précisé plus haut. Une fois les impôts déduits cela représente moins de 800€ mensuel brut, sans aucun avantage ni couverture sociale puisqu’il n’y a pas de cotisations sur les droits d’auteur. Si l’on calcule à la page, cela fait moins de 40€ pour chaque planche réalisée... Dans quel secteur accepte-t-on de telles conditions pour un investissement supérieur à un temps plein ?

Par ailleurs, l’appel est réservé à « des auteurs et autrices, illustrateurs et illustratrices belges, ayant à leur actif au moins une publication professionnelle non autoéditée, en album ou en revue. ». Des professionnel.le.s donc, alors que ce qui est proposé en contrepartie est loin de l’être.

Un travail non rémunéré à fournir pour candidater

Demander aux participant·es à un appel ou à un concours de fournir préalablement un travail et de réaliser des essais, alors que la plupart n’auront tout simplement aucune gratification pour cela, n’est plus tolérable. Le ou la commanditaire devrait retenir les postulant.e.s sur la seule base d’une présentation de leurs parcours / travaux existants et d’une note d’intention. Si un essai semble nécessaire, faute de confiance dans les auteurices, il devrait alors être rémunéré pour celles et ceux qui seront pré-sélectionné.e.s.

La suite...

ABDIL a alerté le directeur de collection sur ces points problématiques. Au vu du sérieux de la maison d’édition et de la collection, nous ne doutons pas qu’il révisera sa copie dans les jours qui viennent.

À l’heure où la fédération s’apprête à mettre en place un contrat de filière dans lequel ABDIL attirait déjà l’attention sur le manque d’attention aux auteurices, voici encore une preuve d’une culture généralisée du sous-financement de la création dans le secteur des lettres et du livre. Changeons les habitudes, financez la création !


Mis-à-jour 13 juillet 2022

Suite à notre interpellation, la collection Espace Nord a proposé d’adapter son appel sur ces différents points :

  • Un aménagement des délais de réalisation (6 mois ou plus) ;
  • Un éclaircissement sur le fait que les 120 pages concernent la pagination totale du volume (et non le nombre de pages illustrées) ;
  • Un rappel de ce que le projet ne repose pas nécessairement sur des « planches » de bande dessinée. On parle ici d’une adaptation graphique, ce qui peut recouvrir des réalités très variées. Dans un souci de clarté, l’expression « bande dessinée » a été retirée car ce n’est pas la seule forme que vise cet appel à projets ;
  • Une ouverture aux auteurs autoédités ;
  • Une réduction de la taille de l’extrait attendu (3 à 5 pages).

Il nous a été précisé que l’appel ne pouvait être retiré du marché puisqu’il est impossible de prévenir tous les candidat.es éventuel.les qui l’auraient reçu.

De plus, les modalités de la rémunération ne seront pas modifiées. Cela impliquerait de revoir intégralement le modèle économique du projet, ce qui semble impossible de leur côté.

Nous saluons leur réactivité et la démarche de modifier les conditions de l’offre, même si elle reste problématique. Nous entendons, qu’à ce stade, il ne soit pas possible de modifier en profondeur le projet et d’en revoir le financement.

Néanmoins, si une telle démarche n’est pas envisageable, au niveau de la Collection Espace nord, nous pensons qu’un geste de la Fédération-Wallonie Bruxelles serait tout à fait opportun.

À l’heure où une réforme du statut des artistes est en cours au niveau fédéral, les Communautés et leurs Ministres des Cultures, en charge du soutien public, se sont engagés à contribuer et à garantir le respect de conditions de travail viables pour toutes et tous.

Des rémunérations si basses qui n’ouvrent aucun droits sociaux - et à fortiori l’accès à un statut spécifique et légitime, quels que soient ses seuils - illustrent parfaitement le fossé entre la situation des auteurices et le soutien public à ce secteur.

ABDIL devient signataire du contrat de filière

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Le "contrat de filière"... Derrière ce terme qui reste pour l’heure relativement opaque pour une bonne partie des acteurs et actrices du monde du livre, se déploie un vaste projet de coordination du secteur et des pouvoirs publics autour d’une politique commune du livre. ABDIL renforce son implication dans le projet et fait appel à ses membres afin de proposer des mesures concrètes de soutien à la création et aux auteurices en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le contrat de filière en quelques mots

Le projet de "Contrat pour la filière du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles" est un des chantiers dans lequel ABDIL s’implique activement depuis plusieurs mois. De quoi s’agit-il, en deux mots ? Le contrat de filière est un grand projet de coordination entre tous les acteurs du livre (éditeurs, libraires, auteurs, bibliothécaires, etc.) et les pouvoirs publics, chapeauté par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui subsidie pas mal de monde et veut optimiser la filière de bout en bout.

Le projet vise à articuler les différents niveaux de pouvoir (FWB, régions, provinces et communes) autour d’une politique commune du livre, ce qui permettrait en gros de simplifier l’administratif, d’harmoniser les aides et de concrétiser plus rapidement des mesures et actions pour le secteur.

Implication d’ABDIL

ABDIL a d’abord été sollicitée via la Chambre de Concertation des Écritures et du Livre afin de remettre un avis sur le projet de texte. Alertée par le peu de place faite à la création et aux artistes-auteurices dans les premières versions du texte, nous avons remis une note de minorité suite à laquelle nous avons pu, au cours d’un entretien avec le Cabinet de la Ministre de la Culture, formuler nos inquiétudes.

Après consultation des membres, ABDIL a décidé de devenir co-signataire du contrat de filière en espérant, par cette implication renforcée, faire entendre ses revendications et leur donner une forme concrète au sein du contrat. Cette implication nous permet également de suivre au plus près l’évolution du chantier. Peu de nos propositions d’amendement du texte du contrat-cadre ont été retenues et nous continuons de marquer notre réserve sur les constats et objectifs formulés dans le contrat. Cependant, le texte fait à présent mention de "la précarité systémique des autrices et des auteurs et la nécessité de repenser les relations entre les différents maillons de la filière à l’aune de cette précarité". De plus, "l’intégration de bonnes pratiques notamment en termes de juste rémunération et de reconnaissance du travail de chaque acteur de la filière" figure dans l’un des objectifs prioritaires du contrat.

La suite ? Appel aux membres d’ABDIL

Si les grandes lignes et le cadre théorique du contrat de filière sont maintenant quasiment définis, le plus important reste à faire ! ABDIL peut dès à présent soumettre des propositions de mesures qui, une fois validées par les parties qu’elles engagent, seraient mises en place via le contrat de filière. Il s’agit donc d’une possibilité concrète de renforcer le soutien à la création et aux auteurices, de repenser les relations entre membres du secteur et de défendre la juste rémunération du travail de création.

Un groupe de travail constitué de membres du comité ABDIL planche actuellement sur la formulation de propositions, mais nous avons besoin des idées de tout le monde ! Comment soutenir la création ? Comment instaurer de bonnes pratiques en termes de rémunération de la création ? Comment créer du lien entre les structures qui jalonnent le parcours d’auteurices ? Etc. Faites-nous part de vos idées ici.

Appel à projet

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L’innovation expliquée aux enfants

Dans le cadre des célébrations entourant le 50ème anniversaire de la Convention sur le Brevet Européen qui aura lieu en octobre 2023, l’Office Européen des Brevets souhaite proposer aux États Membres de la Convention une BD qui sera utilisée dans des contextes variés et permettra de sensibiliser les enfants et adolescents à la science, leur expliquer le concept d’innovation et idéalement les inspirer pour des carrières en science et technologie. L’ambition de l’Office Européen des Brevets est d’en faire un outil de communication privilégié envers les jeunes générations sur le long terme et à travers toute l’Europe. Iels cherchent donc à sélectionner parmi les candidat.e.s intéressé.e.s le/la bédéiste qui pourrait collaborer avec eux/elles sur ce projet.

En collaboration avec une équipe de l’Office Européen des Brevets, le/la candidat.e choisi.e aura pour tâche de créer une BD remplissant les conditions suivantes :

Sujet : L’innovation expliquée aux enfants
Cible : Enfants de 8-15 ans
Format : Environ 10 pages
Délai de candidature : 24 juin 2022
Échéance du projet : Fin décembre 2022

Les candidat.e.s sont invités à faire part de leur intérêt/leurs questions en contactant Laura Bischoff directement par e-mail ou téléphone (voir coordonnées ci-dessous), et ce, au plus tard le vendredi 24 juin 2022. Son équipe et elle étudieront ensuite les candidatures reçues et reviendront vers les bédéistes sous de très brefs délais.

Types d’informations attendues : coordonnées, expérience, lien vers quelques travaux déjà réalisés ainsi qu’une indication des disponibilités entre aujourd’hui et fin 2022.

Mode de sélection, critères retenus : iels étudieront les candidatures sur la base des références, motivations et disponibilités, puis organiseront une rencontre online (Teams, Zoom) avec les candidat.e.s qui suscitent le plus d’intérêt, et enfin prendront une décision sur la personne qui les accompagnera dans ce projet. Iels ont en effet opté pour un mode de sélection souple et non excessivement formel par souci d’efficacité pour ce projet à très court terme. L’aspect contractuel sera ensuite pris en charge par leurs services compétents.

Des capacités de scénariste, une expérience de la BD documentaire et/ou pour enfants ainsi qu’une familiarité avec les sciences sont un avantage.

Montant de la commande : Pour ce projet, le montant sera à discuter avec le/la bédéiste, mais iels considèrent toute offre dans les prix du marché.

Coordonnées

Laura Bischoff, examinatrice à l’Office Européen des Brevets

e-mail : lbischoff@epo.org
téléphone : +31 (0)70 340 3578

C'est quoi ABDIL ?

Une fédération pour représenter les créateurices de bandes dessinées et d’illustrations en Belgique francophone.

Notre charte

Abdil a une charte qui définit notre mission et nos engagements, elle est belle !

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